Notre histoire

L'agriculture n'a jamais manqué de savoir.
Des décennies de recherche, d'essais au champ et de guides techniques. Des chercheurs, des agronomes et des conseillers formés pendant des années. On n'a jamais autant su sur les sols, les plantes et le climat. Et pourtant, sur une exploitation, la bonne réponse arrive rarement au bon moment.
Prenez une question simple, un matin de printemps. Faut-il intervenir sur cette parcelle cette semaine, ou attendre ? Quelque part, une étude a sans doute regardé ce cas de près. Un conseiller saurait répondre. Mais l'étude est longue, écrite pour d'autres chercheurs, et elle parle d'un autre sol. Le conseiller, lui, a d'autres fermes à suivre cette semaine. Alors la décision se prend quand même, ce matin-là, avec ce que l'on a sous la main.
Ce n'est la faute de personne. La recherche doit être rigoureuse, alors elle écrit d'abord pour la recherche. Un résultat vaut pour le sol et le climat où on l'a obtenu, et chaque ferme a les siens. Les conseillers ne peuvent pas être partout à la fois. Chacun fait bien son travail. C'est le chemin entre le savoir et la ferme qui manque.
Nous l'avons vu chacun de notre côté.
Guillaume, micro en main, parle devant un écran lors d'une présentation.
GuillaumeBordeaux

Je conçois et je teste des solutions pour une agriculture bas carbone et régénératrice. Ce qui marche sur une parcelle d'essai ne marche pas tel quel sur la ferme d'à côté. Il faut l'adapter, et c'est souvent là que tout s'arrête.

Brandon, assis contre un mur clair, rit les yeux fermés.
BrandonToulouse

Je mène des projets agrivoltaïques, où panneaux solaires et cultures partagent les mêmes parcelles. La recherche sait prévoir comment une culture vivra dessous, mais ses modèles sont écrits pour des spécialistes. Les faire tourner occupait mes journées.

Sébastien sourit, assis dans l'herbe d'un parc ensoleillé.
SébastienPerpignan

J'écris des logiciels depuis mes 14 ans. En arrivant dans l'agriculture il y a deux ans, j'ai trouvé ce savoir enfoui dans des outils pensés pour ceux qui les construisent, pas pour ceux qui s'en servent.

En mettant nos trois histoires côte à côte, nous avons vu le même problème sous trois angles. Le savoir existe, les gens compétents aussi. Il manque des outils pour les relier à ceux qui décident sur le terrain. Alors nous avons créé
Nous aurions pu commencer par la technologie. Nous avons commencé par les gens. Le moyen le plus sûr de transmettre un savoir reste une personne qui sait, à côté d'une personne qui cherche. Mais cet échange est rarement organisé, sans objectif clair ni calendrier, et sans prix connu à l'avance.
MentorAg, notre première application, lui donne ce cadre. Des mentors agricoles y proposent des programmes d'accompagnement, avec des étapes, un calendrier et un prix connus avant de s'engager. Les coopératives et les fournisseurs agricoles peuvent y lancer les leurs et financer l'accompagnement de leurs agriculteurs.
Ce n'est qu'une première étape. Revenons à la question de ce matin de printemps. Nous voulons qu'elle trouve sa réponse le jour même, adaptée à cette parcelle, sans lire une étude entière ni attendre un rendez-vous. Pour cela, nous voulons construire une suite d'outils qui s'appuient sur l'IA pour comprendre les pratiques agricoles et anticiper les aléas.
L'IA n'y remplace pas ceux qui connaissent le terrain. Elle porte ce qu'ils savent plus loin, jusqu'aux fermes qu'ils n'ont pas le temps de visiter. Encore faut-il qu'elle soit simple à utiliser pour tous, y compris pour ceux qui ne sont pas à l'aise avec l'informatique. C'est là notre travail.
Une réponse ne sert à rien si l'on ne peut pas la comprendre seul. C'est pour cela que nous nous sommes donné une seule règle, et que nous la gardons sous les yeux.
Si l'on ne peut pas comprendre un outil et s'en servir seul, il n'est pas terminé.
Nous n'en sommes qu'au début, et nous aimerions continuer cette histoire avec vous.
Si vous travaillez dans une coopérative, une entreprise, un laboratoire ou un organisme de conseil, dites-nous ce qui vous manque. Et si vous investissez, nous cherchons des partenaires pour financer ces outils. Dans les deux cas, écrivez-nous à hello@foli.ag
Et pour suivre ce que nous apprenons en chemin, il y a le journal

Sébastien, Guillaume et Brandon

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